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Trop de patients sont obligés de retourner à l’hôpital

  Lundi 17 décembre, 2018

Une étude relayée par la presse dominicale montre des taux de réadmission anormalement élevés.

Les patients risquent parfois de retourner à l’hôpital peu après avoir quitté l’établissement une première fois. Selon une étude, de plus en plus d’hôpitaux constatent un nombre plus élevé qu’attendu de réadmissions potentiellement évitables.
En 2016, 47 des 195 sites hospitaliers examinés en Suisse ont enregistré plus de réadmissions que ce qui était statistiquement attendu, selon une étude de l’ANQ, l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques, dont se font l’écho «Le Matin Dimanche» et la «SonntagsZeitung». Par rapport à 2016, vingt-neuf hôpitaux supplémentaires dépassent la norme.
Le taux de réhospitalisation ne dit toutefois pas grand-chose sur la qualité du traitement d’une clinique. Le rétablissement du patient dépend aussi de la qualité des soins fournis ensuite par le médecin de famille et de son propre comportement durant sa convalescence.
Le rapport entre le taux prévu de rentrées et le taux observé permet une comparaison directe entre les hôpitaux. Il est calculé par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur la base des données qui lui ont été livrées par les hôpitaux. Il tient compte de la diversité des patients: ceux d’une clinique spécialisée dans les accidents sportifs présentent un risque plus faible de réadmission que les cas complexes hospitalisés dans un centre universitaire.
Parmi les cinq hôpitaux universitaires, le rapport pointe du doigt l’Hôpital de l’Île, à Berne, et le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), jugés hors norme. Les hôpitaux universitaires de Bâle et de Genève, eux, sont dans les clous. Quant à celui de Zurich, il n’est pas pris en compte par l’étude en raison d’un problème de données.
Sur les 79 hôpitaux régionaux, 23 affichent un taux de réadmission plus élevé que prévu. Les hôpitaux concernés en Suisse romande se trouvent à Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Sion, Monthey, Delémont, Nyon, Aigle, Payerne, Le Sentier, Meyrin, Carouge et Genève. L’hôpital de Bienne figure également dans le mauvais wagon*.
L’étude n’a pas permis de clarifier les raisons exactes de l’augmentation du nombre de réadmissions. La durée moyenne du séjour à l’hôpital, de plus en plus courte, joue un rôle. Toutefois, comme cette tendance court depuis des années, la hausse du nombre de rentrées évitables entre 2015 et 2016 ne peut s’expliquer uniquement par ce facteur.
L’ANQ recommande aux hôpitaux ayant des taux supérieurs à la norme d’analyser en détail leurs réadmissions pour en déduire des mesures d’amélioration.

ATS

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