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Hausse des admissions aux Urgences

  Mardi 2 Juillet, 2019

Les Urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) font face à une «surcharge importante» depuis la fin de la semaine dernière

Les Urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) font face à une «surcharge importante» depuis la fin de la semaine dernière. «On n’a pas encore suffisamment de recul pour affirmer que cette hausse des admissions est due à la pollution, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est liée aux conditions climatiques de ces derniers jours», fait savoir le Service des médias des HUG.
En 2015, une étude de l’Office fédéral de l’environnement avait montré que 3000 personnes mouraient chaque année en Suisse des suites de la pollution atmosphérique (ozone, mais aussi particules fines, oxydes d’azote, etc.). Les personnes déjà malades voient leur état de santé aggravé par la pollution, tandis que celui des personnes bien portantes est altéré à moyen terme.
Les HUG ne disposent pas de spécialiste des effets de la pollution sur la santé. Ils renvoient au professeur Pierre-Olivier Bridevaux, chef du Service de pneumologie à l’Hôpital du Valais. «Pour ce qui est de l’ozone en basse altitude, ses effets négatifs sur la santé sont particulièrement marqués. Plus les concentrations augmentent, plus la fonction respiratoire est diminuée», dit-il.
Le spécialiste souligne que plusieurs études ont mis en évidence un excès de mortalité respiratoire chez les individus chroniquement exposés à des taux élevés de pollution à l’ozone. «Les personnes qui souffrent de maladies pulmonaires et les jeunes sont les plus à risque», ajoute-t-il.
Pour se prémunir, il faut limiter son exposition. «Éviter, par exemple, l’exercice physique aux heures les plus chaudes où les taux d’ozone sont les plus élevés», recommande Pierre-Olivier Bridevaux. En revanche, porter un masque n’est pas très utile. «L’ozone est une molécule de petite taille non retenue par les filtres standards», note-t-il. Selon lui, il n’y a pas grand-chose que les individus puissent faire. «C’est à l’État d’agir avec des mesures visant l’amélioration de la qualité de l’air durant toute l’année.»

Théo Allegrezza

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