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Ebola, une urgence sanitaire mondiale pour l’OMS

  Jeudi 18 Juillet, 2019

Une épidémie du redoutable virus est en cours en RDC

L’actuelle épidémie en République démocratique du Congo (RDC) a démarré le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu avant de s’étendre. Deux cas ont été enregistrés en juin en Ouganda et un premier cas en juillet dans la deuxième ville du pays, Goma.
Le dernier bilan de l’OMS pour cette épidémie fait état de 1676 morts pour 2512 cas. C’est la dixième épidémie qui touche le sol congolais et la deuxième plus grave en Afrique après celle de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest.
Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement commercialisé pour faire face à Ebola. Plusieurs pistes sont à l’essai. Un vaccin expérimental a été mis au point à la suite de la terrible épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts. Un essai de grande ampleur conduit par l’OMS en Guinée en 2015 a montré qu’il était très protecteur, mais seulement contre l’une des souches de virus.
Ce même vaccin est actuellement utilisé dans une campagne de vaccination ciblée en RDC. Une épidémie y sévit depuis la mi-2018.
Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie la plus violente de l’histoire avait fait jusqu’en janvier 2016 plus de 11 300 morts pour environ 29 000 cas recensés, selon l’OMS. Les victimes étaient concentrées à plus de 99% au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.
Le virus est identifié pour la première fois en 1976 en RDC. Il doit son nom à une rivière du nord du pays, près de laquelle la première épidémie a éclaté.
Cinq «sous-types» distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés: Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston et Forêt de Taï. Les trois premiers sont à l’origine d’importantes épidémies sur le continent africain.
Le virus circule parmi les chauves-souris mangeuses de fruits, considérées comme l’hôte naturel d’Ebola mais elles ne développent pas la maladie. D’autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l’homme. Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les «fluides corporels» d’une personne malade: sang, vomissures, matières fécales…
Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales. Mais ce virus est redoutable en raison de son «taux de létalité» très élevé: il tue en moyenne environ la moitié des personnes qu’il atteint, selon l’OMS.
Après une période d’incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de 5 jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et de gorge et, dans certains cas, des hémorragies.
Des séquelles ont été fréquemment observées chez les survivants: arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’œil et troubles de l’audition.

ATS/Réd

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