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L’État lance un plan tous azimuts pour notre santé

  Jeudi 12 septembre, 2019

Le Conseil d’État a adopté son premier plan de promotion de la santé. Il vise très large

«C’est un plan ambitieux car il est multisectoriel.» On ne contredira pas Mauro Poggia, le responsable du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé. Adopté mercredi par le Conseil d’État, le plan cantonal de promotion de la santé et de prévention 2019-2023 entend agir tant sur l’environnement physique et socio-économique que sur les facteurs comportementaux ou les systèmes de santé.
En clair, les soins médicaux ne sont pas tout. Leur qualité influence du reste beaucoup moins notre santé (de 10 à 15%) que les conditions socio-économiques et le style de vie (de 40 à 50%). «Quand on parle d’hôpitaux, il est en réalité déjà trop tard», commente Antonio Hodgers, le président du Conseil d’État et responsable de l’Aménagement et de l’Environnement.
Désirant agir le plus en amont possible, le plan pointe un grand nombre d’opérations plus ou moins déjà menées par l’État. Il définit ainsi 21 actions prioritaires et 60 complémentaires, réunies sous les chapeaux de huit axes prioritaires.
À titre d’exemple, l’axe numéro 4 cible le développement des enfants, de la naissance jusqu’à l’âge adulte. Une des actions est le renforcement du dispositif d’entretien périnatal en le généralisant (alors qu’il est aujourd’hui réservé aux grossesses à risque). On y trouve également la lutte contre le décrochage scolaire.
Ce sont de beaux défis, mais certaines autres actions sont encore plus ambitieuses. Concernant l’environnement, le plan demande de prendre en considération les aspects de la santé lors de la mise en œuvre du plan directeur cantonal 2030: mobilité douce, protection de l’air, réduction des nuisances sonores et lumineuses, renforcement de la cohésion sociale. Sacré programme!
Un suivi de l’application du plan est prévu et des indicateurs de perception définis. «Nous serons jugés sur la manière dont nous mettrons en place ces mesures et leurs effets sur la santé», conclut Mauro Poggia.

E.BY

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