Santé sexuelle : histoire d’en parler

Suite à différentes études réalisées ces dernières années, mettant en lumière la difficulté des patients à aborder les questions de santé sexuelle lors de leurs consultations médicales, le Groupe interinstitutionnel genevois de Promotion de la Santé Sexuelle a élaboré un dépliant de sensibilisation ainsi qu’une liste des institutions et services spécialisés.

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Nouveau bâtiment d’hospitalisation Gustave Julliard

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Ingénierie sociale : nouvelle méthode d’attaque ciblant les entreprises

Ces derniers jours, la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI) a été informée de plusieurs cas dans lesquels des escrocs se font passer pour des employés d’une banque et appellent des entreprises.

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Prises de rendez-vous via MyHUG pour la neurologie, la neurochirurgie et l’ophtalmologie

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Gratitude et résistance (édito de La lettre de l’AMG de décembre 2016)

Remerciements
Reconduit à la tête de notre association jusqu’à fin 2021, je tiens à remercier l’ensemble des membres de l’AMG pour leur confiance renouvelée et leur soutien. Le travail est conséquent et l’appui quotidien et engagé du Bureau du Conseil et du secrétariat est essentiel. Les dossiers sont nombreux et divers dans leur contenu. Une évidence s’impose toujours, la défense de chaque membre, car c’est là que se trouve l’essence même de nos combats. Les notions d’équité, de qualité et de respect restent fondamentales. Le Conseil de notre association, par ses prises de position, veille à maintenir les axes prioritaires et la ligne tracée comme le fil rouge à suivre avec constance. Sa vision est déterminante.

Féminisation
La lecture de la brochure de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) intitulée Gouvernance de l’effectif et de la répartition des médecins s’avère intéressante en plusieurs points. La féminisation de notre profession est une évidence. La proportion de femmes a fortement augmenté , passant de 13% au milieu des années soixante à 40% en 2014. Cette féminisation est à saluer. Elle a entraîné une transformation en profondeur des habitudes de travail. Le constat est le même pour le nombre d’étudiantes en médecine humaine, passant au cours des 40 dernières années de 20 à 57%. Ce qui a longtemps été considéré comme un bastion masculin a progressivement attiré la gente féminine. On ne peut que s’en réjouir. Notre Assemblée générale vient d’élire deux femmes supplémentaires au Conseil de l’AMG, les docteurs Monique Gauthey et Corinne Isoz. Qu’elles soient par ces lignes remerciées de leur engagement ! Femmes de caractère, aux parcours professionnels solides et à l’engagement associatif fort, elles sauront amener leurs visions et leurs sensibilité au Conseil.

Bienvenue, Madame la Secrétaire générale !
Notre secrétaire général, M. Paul-Olivier Vallotton, arrivera au bout de sa carrière professionnelle le 31 janvier 2017. Son travail inlassable, sa sensibilité et sa clairvoyance en politique auront permis au président Pierre-Alain Schneider et à moi-même d’être certains d’avoir à nos côtés un homme de conviction dont le seul but a toujours été de placer l’AMG en priorité absolue. Ses conseils auront été précieux et souvent indispensables, qu’il en soit hautement remercié ! Pour lui succéder, le Conseil de notre association a désigné, sur proposition du Bureau du Conseil, Mme Bénédicte Dayen, avocate. Elle saura mener les dossiers avec rigueur et détermination. Engagée au 1er novembre dernier comme collaboratrice avec une entrée dans sa fonction de secrétaire générale au 1er février 2017, elle se familiarise avec le travail de notre association et les différents sujets liés à une actualité riche dans le domaine de la santé.

Grogne et résistance
L’un des dossiers entraîne une forte et indispensable résistance, MARS (Modules ambulatoires de relevés statistiques). La volonté affichée par les autorités fédérales de mieux connaître le domaine ambulatoire de la santé en Suisse repose sur l’article 59a LAMal qui oblige tout médecin à transmettre ses données ambulatoires. C’est la loi. Là où la grogne s’installe, c’est quand la demande de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de tout savoir dépasse l’acceptable aux yeux des médecins et que le risque, connu et certain, de transmission de ces données protégées aux assureurs ne puisse être combattu par nos rangs. Il est actuellement exigé l’envoi d’un unique questionnaire issu de l’Office fédéral de la statistique (OFS) de Neuchâtel. Certaines sociétés cantonales ou de disciplines appellent au boycott et d’autres encouragent leurs membres à transmettre les données exigées. La situation étant confuse et la réglementation non encore finalisée, le Conseil de l’AMG a estimé pour sa part, lors de sa séance du 5 décembre, que les médecins peuvent attendre les clarifications à venir d’ici fin janvier – notamment sur le point de la protection des données, que nous plaçons au-dessus de tout et qui doit être totalement garantie – avant de répondre au questionnaire de l’OFS dans le délai requis du 28 février. Notre association a très tôt exprimé cette exigence et amené les différents responsables à clarifier leurs positions à cet égard, notamment dans la Lettre de l’AMG du mois de mai 2016 ou lors de notre Assemblée générale du 30 mai. Elle leur a aussi exprimé les craintes des médecins de se voir mis à nu en même temps que submergés par la bureaucratie. Il ne s’agit pas de refuser MARS, mais d’obtenir les garanties que le zèle administratif à récolter des données ne l’emporte pas sur le sens de la proportionnalité et de la mesure voulu par la loi. Passez donc de très bonnes fêtes !
Michel Matter

Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie – Appel aux médecins de l’AMG

Créé à Genève à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie vient honorer toute personne ou association qui a contribué de façon exceptionnelle à défendre les Droits de l’Homme dans les domaines de la psychiatrie et de la santé mentale.

A notre connaissance, il s’agit du seul prix existant dans ce domaine encore peu reconnu.

Au cours des dernières années, un jury international présidé par Madame Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération, a attribué le Prix en 2014 au Dr Ka Sunbaunat, un psychiatre cambodgien considéré comme «le Père» de la psychiatrie dans son pays après le génocide des Khmers rouges en 2011 au Dr Naasson Munyandamutsa, un psychiatre rwandais formé en Suisse qui avait choisi de rentrer dans son pays après le génocide pour y développer les services de santé mentale et, en 2008, au Dr Semyon Gluzman, un psychiatre ukrainien qui a passé des années en prison pour avoir dénoncé l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques dans l’ex-URSS.

Le Prix sera attribué pour la 7e fois en octobre 2017 à Berlin, lors du Congrès de l’Association Mondiale de Psychiatrie.

Aujourd’hui, les soutiens financiers que le Prix reçoit de la part de la Fédération Suisse de Psychiatrie et Psychothérapie et de l’Etat de Genève ne permettent plus d’en assurer l’avenir, raison pour laquelle nous nous adressons à vous. Le budget est presque exclusivement consacré au financement du Prix, soit 20 000 francs tous les 3 ans, à la frappe d’une médaille et à l’invitation au Congrès Mondial du (de la) Lauréat(e). Environ 5% du budget est utilisé pour couvrir le fonctionnement du secrétariat et la mise à jour du site web.

Au moment où la Confédération suisse a décidé de soutenir les activités de Genève dans le domaine des Droits de l’Homme afin d’en faire une référence sur le plan international, il nous semblerait extrêmement regrettable que ce Prix, unique en son genre, ne puisse poursuivre ses activités. Vous trouverez toutes les informations utiles sur le site de la Fondation: http://www.geneva-prize.ch/

Références bancaires: Compte BCG C 3236.81.81
IBAN: CH82 0078 8000 C 323 6818 1

Quel que soit le montant de votre don, nous vous en serons extrêmement reconnaissants. Nous vous enverrons une attestation à l’attention de l’administration fiscale.
Avec nos confraternelles salutations.
Prof. hon. François Ferrero
Dr Bernard Gallay
Prof. Jean-Michel Aubry

Votre cabinet est situé dans la Ville de Genève ? Devenez une entreprise formatrice !

La Ville de Genève a lancé cette année le Fonds d’apprentissage, qui vise à soutenir financièrement les entreprises formatrices.
La Ville souhaite en effet encourager les entreprises qui embauchent des apprentis parce qu’elles jouent un rôle indispensable dans la formation des jeunes.
Le Fonds d’apprentissage vise à soutenir financièrement de 3000 à 5000 CHF les entreprises sises sur le territoire communal de la Ville de Genève pour chaque nouvel apprenti engagé et favoriser ainsi la création de places d’apprentissage.
Dès 2017, le Fonds permettra également de bénéficier du Chèque label entreprise formatrice – Genève (CleF – Genève), un dispositif de coaching adapté aux besoins de l’entreprise dispensé par l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC).
Pour de plus amples informations, le médecin intéressé peut consulter l’adresse
http://www.ville-geneve.ch/fonds-apprentissage
Il peut également contacter directement le secrétariat du Fonds à l’adresse : fonds.apprentissage@ville-ge.ch, ou, par téléphone, M. Bertrand Cassegrain, chargé de projets, au 022 418 22 91. (réd.)

(selon un courrier, du 15 novembre 2016, adressé par la conseillère administrative Sandrine Salerno au Dr Michel Matter)

Programme 2017 de la Société Médicale

La Société Médicale de Genève est une société savante qui rassemble des médecins domiciliés ou exerçant dans le canton de Genève. Elle a pour but de promouvoir l’interdisciplinarité et la formation continue des médecins genevois, d’encourager les échanges entre médecins de différentes spécialités, de susciter une réflexion entre les médecins et la société, enfin de développer une réflexion éthique tant en pratique qu’en recherche. 
Ancêtre de l’AMG (elle a été fondée en 1823), la Société Médicale est depuis quelques années plus verte et dynamique que jamais. Jugez-en selon le programme établi par son président pour l’année 2017, le professeur Léo Bühler, qui est axé autour de la recherche médicale loco-régionale et internationale, la médecine au coeur de la politique et de la société. Notez bien ces dates dans votre agenda! Toutes les conférences ont lieu à 19 h 15. Consultez le site www.smge.ch! Et surtout, pour y adhérer ou pour toute communication, n’oubliez pas de vous adresser par courriel au Dr Thanh Dang, à l’adresse: thanh.dang@grangettes.ch ! (réd.)

Mardi 7 février 2017 (Salle CMU 400): La médecine humanitaire au 21e siècle, par le professeur Bernard Kouchner, médecin, cofondateur de Médecins Sans Frontières et de Médecins du Monde

Mardi 7 mars 2017 (Salle Opéra): Les dons d’organes dans le monde, par le professeur Jose R. Nuñez, chirurgien, directeur médical du programme de dons et transplantation, OMS

Mardi 4 avril 2017 (Salle Opéra): La plateforme de recherche biomédicale CERN-MEDICIS, par le docteur Thierry Stora, physicien, responsable de projet, CERN

Mardi 2 mai 2017 (Salle CMU 400): Ma vision de la médecine et de la santé publique, par le conseiller d’Etat Mauro Poggia, président du Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé

Mardi 3 octobre 2017 (Salle Opéra): Génération Y: qui sont-ils?, par le docteur Rémy Barbe, médecin adjoint en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, HUG

Mardi 7 novembre 2017 (Salle Opéra): Innovation biomédicale en Suisse, par le professeur Patrick Aebischer, président de l’EPFL.

Le PLR genevois entre dans la danse… électorale ? (édito de La lettre de l’AMG de novembre 2016)

Des positions politiques éloignées
Les éditoriaux et les positions politiques de notre association ont souvent irrité le PLR genevois. La votation sur le Managed Care en 2012 en est l’exemple le plus parlant: 86% des Genevois avaient déposé un bulletin allant dans le sens de notre combat de maintenir le libre choix du médecin, et cela contre les directives des élites du PLR genevois et suisse. 75% des sympathisants PRL suisses n’avaient pas suivi leurs élus. En 2008, la mainmise des assureurs sur la santé, heureusement balayée en votation fédérale, y trouvait des alliés dans notre ville. Le vote sur la Caisse publique, soutenue par les médecins-députés PLR au Grand Conseil, a montré la volonté des Genevois, comme celle majoritaire des Romands francophones, de réformer l’assurance-maladie de base, sociale et sans but lucratif, par un acte fort: ils manifestaient ainsi leur ras-le-bol de l’augmentation perpétuelle des primes.

Le secret médical
Sujet ô combien primordial et fondamental, les députés PLR ont porté atteinte au secret médical en modifiant le 5 février 2016 la loi d’application du Code pénal suisse. Au PLR, seuls les députés Halpérin et Selleger s’y sont opposés, M. Saudan, également hostile, étant à l’étranger lors du vote. Et cela, malgré nos explications devant leur Comité ou les Commissions du Grand Conseil concernées et malgré les positions contraires et les réserves exprimées par l’Ordre des avocats, les juristes progressistes, le Procureur général et l’ensemble des thérapeutes, etc. Lors du colloque organisé le 18 octobre pour fêter les 10 ans de la Commission du secret professionnel, cela a été redit: l’obligation faite aux thérapeutes de tout transmettre, passant outre la pesée des intérêts, est difficilement défendable, voire applicable. Les Genevois, dont de nombreux sympathisants du PLR, ont soutenu notre initiative pour lutter contre la brèche faite au secret médical. Un combat juste, humaniste et fondé sur les notions de confiance, de confidentialité et de confidence, donc renforçant la sécurité de tous. Le silence est une arme redoutable.

Une motion qui marque un virage
Fort d’une motion intitulée Hausse des primes d’assurance- maladie: défendons les Genevois !, le PLR genevois entre dans la danse contre l’augmentation totalement disproportionnée des primes d’assurance-maladie. Comment ne pas combattre et afficher sa colère face à une telle explosion des primes, sachant les efforts consentis pour freiner la hausse des coûts, y compris par les médecins dont la rémunération n’a pas été indexée depuis plus de vingt ans, qui envoient des factures moins chères qu’il y a dix ans pour les mêmes actes et dont les charges, comme pour d’autres professions, ont pris l’ascenseur réduisant leur pouvoir d’achat ? La différence entre les coûts et les primes est choquante, chiffres officiels à l’appui. Cette entrée du PLR genevois dans la contestation de ce scandale annuel est à saluer. Osons espérer, dans ce domaine, un front commun de nos députés, tous partis confondus, pour porter le ras-le-bol des Genevois jusqu’à Berne et pour le soutien de toutes les actions qui mèneraient aux réformes souhaitées et salutaires.

Des parlementaires à Berne désavoués
Pour le PLR genevois, c’est une rupture avec ses conseillers nationaux qui, vote après vote, soutiennent à Berne le lobby des assureurs et les intérêts d’Economie suisse. Il est vrai que tant que ce parti aura comme leader aux Chambres M. Ignazio Cassis, également à la tête de la faîtière d’assureurs-maladie Curafutura, cela ne pourra changer. Le désaveu des positions de MM. Genecand, Hiltpold et Lüscher (leurs votes dans le domaine de la santé sont publics) est évident. N’ont-ils pas voté le 18 décembre 2015 pour l’ouverture des frontières aux Eurodocs et contre la volonté soutenue par la FMH d’un minimum de trois ans de formation en Suisse ? M. Genecand allant même défendre sur la RTS son vote en parlant de libre concurrence! La colère affichée par le conseiller fédéral Alain Berset et par le soussigné dans le même TJ de 19.30 était à la hauteur de notre totale incompréhension d’une telle méconnaissance des réalités dans le domaine de la santé. En avril 2016, ils retournaient leur veste en soutenant finalement le moratoire sur les admissions de nouveaux médecins. On nous rétorquera que le Parlement est actif et qu’il existe par exemple une nouvelle surveillance des caisses-maladie. Un leurre de plus, les holdings n’étant pas soumis à cette surveillance. Là où l’argent se déplace et se fait, là où l’opacité existe, la majorité des Chambres fédérales ne regarde pas. Un jour, les ténèbres laisseront la place à la lumière et à la transparence, cet élément indispensable dans toute société véritablement démocratique.

Un acte fort ou une vile tactique électorale ?
La motion PLR est déposée par Mme Fontanet, pourfendeuse du secret médical. Cela nous dérange. Espérons que cette action politique n’est pas un simple effet électoraliste à moins de deux ans des élections au Conseil d’Etat et au Grand Conseil et qu’elle sera suivie d’une réelle volonté dans les faits. Par cette motion, le PLR genevois s’implique davantage dans le domaine de la santé et fait des propositions constructives. Nous pourrions y adhérer si elles devaient aller dans le sens d’une garantie de la qualité médicale et du respect de nos valeurs fondamentales.
Michel Matter

Planète Santé live: un salon innovant et 100% interactif

Après une première édition qui a rassemblé près de 30 000 personnes sur quatre jours, le salon Planète Santé live se lance à nouveau le défi de parler de santé autrement. Plaçant au centre l’expérience de chacun, il proposera de multiples interactions, tests, émotions et découvertes. Il se composera d’un mélange de stands – beaucoup seront très originaux –, de conférences et d’échanges. La santé est de plus en plus complexe: elle implique des attitudes pratiques, utilise des progrès technologiques et demande une réflexion éthique. Tout cela sera abordé dans le salon.

Technologique, le salon Planète Santé live le sera en faisant des données en santé l’un de ses axes principaux. La santé connectée progresse sur tous les fronts, à tel point que votre smartphone en sait bientôt plus que vous sur vos secrets les plus intimes. La vitesse de marche, les lieux visités, le sport, la nutrition et demain la génétique: mises ensemble, toutes ces données rendent l’individu transparent pour les entreprises qui les récoltent, dans un «cloud» pour l’instant bien opaque. Or, les données en santé concernant chacun d’entre nous ne sont pas anodines: en particulier, elles ont un pouvoir prédictif qui intéresse les assureurs et même les employeurs. Avec de nombreuses animations (stand CHUV-UNIL notamment) et des conférences (Dossier électronique du patient, jeudi 24 à 11h, Médecine personnalisée, samedi 26 à 17h, et Santé connectée, dimanche 27, à 15h) sur le sujet, le salon invite à penser ce nouveau monde qui arrive.

Des révolutions sont aussi en marche dans le traitement des maladies et notamment en oncologie. Grâce au séquençage du génome des tumeurs, mais aussi par des approches nouvelles, immunitaires en particulier, la médecine contre le cancer avance à grands pas. L’Arc lémanique est à la pointe de ces recherches foisonnantes. Comment faire la différence entre espoirs démesurés et réalité difficile, entre progrès des traitements et histoires personnelles? Le salon proposera des explications et des débats (vendredi 25 toute la journée au Rolex Learning Center) mais aussi des animations pour faire découvrir et comprendre la maladie. Le stand de l’UNIGE et des HUG proposera ainsi un parcours interactif pour comprendre les mécanismes du cancer et l’action des traitements. La Ligue suisse contre le cancer présentera une maquette de peau géante mimant les effets du soleil sur celle-ci.

Au-delà de ces deux axes, les thématiques abordées seront, comme en 2014, très riches. Le visiteur pourra se promener dans un cerveau géant pour percer le mystère des maladies mentales, jouer au chirurgien hightech en pilotant un Da Vinci, se faire scanner par une machine spectaculaire pour analyser ses problèmes de posture et de mal de dos, réapprendre les gestes des premiers secours guidés par les spécialistes du 144, se faire photographier l’iris ou encore se rendre compte des dangers de l’alcool au volant en entrant dans un simulateur de conduite. Certaines de ces animations seront par ailleurs spécialement conçues pour les enfants, avec notamment un Hôpital des nounours assurant les consultations depuis le salon pour toutes les peluches blessées. Les enfants deviennent ici, pour quelques instants, le médecin de leur doudou.

En plus de ces animations, une multitude de tests permettront au visiteur de mesurer son équilibre, ses paramètres vitaux à l’effort, ses risques cardiovasculaires et d’apnées du sommeil, sa tension artérielle ou encore sa mémoire. Et des conférences abordant la BPCO, le diabète, la procréation médicalement assistée, l’anxiété, la nutrition, mais aussi la politique sanitaire ou encore l’orientation du patient dans le système de soins compléteront une offre dont l’ambition est de servir de guide dans cette immense diversité de sujets que propose la médecine. En donnant à voir, à comprendre, à expérimenter, à toucher, à jouer, à dialoguer, le salon espère faire de chacun un acteur libre de sa santé.

Plus d’infos

Michael Balavoine rédacteur en chef Planète Santé
Bertrand Kiefer rédacteur en chef Revue médicale suisse