Des contacts avec un étudiant, un plus pour les seniors

Créer des liens entre générations et s’entraider : c’est mieux que garder une chambre vide !
A Genève plus de 13 000 personnes habitent seules dans des 5 pièces ou plus. Toutes n’ont pas choisi de vivre seules. Aujourd’hui on sait que le maintien d’un bon réseau de contacts est important pour la santé mentale et physique ainsi que la Dr Sophie Pautex l’a expliqué lors d’un colloque sur l’isolement social des personnes âgées. Dans ce contexte le projet de logement intergénérationnel « 1h par m² – Un étudiant sous mon toit » que vient de lancer l’Université de Genève offre une solution intéressante pour ceux qui disposent chez eux d’une chambre inoccupée.

Déjà 30 conventions d’hébergement ont été signées et des hôtes de 40 à 90 ans ont décidé d’accueillir un jeune dans leur logement. Selon un principe d’aide réciproque et de troc des étudiants offrent 3 à 4 heures de coups de main par semaine à leur hôte en échange d’une chambre avec un dédommagement de 100 francs par mois pour les charges (électricité eau chaude etc.).

Une dame âgée ne veut plus vivre seule dans sa villa de Bernex elle héberge un étudiant espagnol en psychologie qui la conduit au supermarché. Une autre en appartement ne sort plus l’hiver et demande à l’étudiante qui vit chez elle de faire ses courses. A Veyrier un couple dans la soixantaine accueille une contrebassiste russe de la Haute Ecole de Musique avec qui ils exercent leurs partitions de chant. Aux Eaux-Vives un couple en début de retraite a choisi une étudiante vaudoise en médecine à qui il est demandé de prendre soin des chats et d’assurer une présence dans l’appartement durant leurs semaines de voyage. A part les soins à la personne qui sont exclus tout est ouvert : aide informatique nettoyer les vitres conversation anglaise etc.

Souvent les personnes âgées pensent qu’elles n’ont pas encore besoin d’aide. Malheureusement c’est ensuite souvent trop tard. La souplesse nécessaire à l’accueil d’une personne extérieure dans son quotidien diminue rapidement après 80-85 ans. La présence d’un étudiant apporte un plus déjà avant d’avoir « besoin d’aide ». Comme le dit avec enthousiasme une dame de 80 ans qui loge des étudiantes depuis 12 ans : « J’ai des discussions intéressantes je découvre ce qui motive les jeunes générations. Ça me permet de rester jeune ! ».

Bien sûr accueillir quelqu’un chez soi est délicat. Le projet « 1h par m² – Un étudiant sous mon toit » cherche à offrir une procédure rassurante : visite à domicile pour comprendre ce que souhaite l’hôte mise en contact avec un ou deux étudiants qui ont déjà accepté les conditions posées une convention d’hébergement détaillée et un suivi. Bien rôdé en Allemagne dans plus de 30 villes universitaires ce projet nouveau à Genève est soutenu par Pro Senectute et financé par la Fondation BNP-Paribas.

Si vous souhaitez mettre des dépliants dans votre salle d’attente vous pouvez vous adresser à : ou au 022 379 74 00. <1hparm2@unige.ch> Et vous trouverez plus d’informations sur la page www.unige.ch/logement.
Sabine Estier Thévenoz
Chargée du projet

Dr Sophie Pautex Unité de gériatrie et de soins palliatifs communautaires. « L’isolement un risque pour la santé Présentation à la Journée Isolement « Quelle coordination pour lutter contre l’isolement des personnes âgées à Genève ? » 5 novembre 2015 Plateforme des associations d’aînés de Genève.

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Merci
Roger Steiger
Secrétariat de l’AMG

 

Planète Santé live: un salon innovant et 100% interactif

Après une première édition qui a rassemblé près de 30 000 personnes sur quatre jours, le salon Planète Santé live se lance à nouveau le défi de parler de santé autrement. Plaçant au centre l’expérience de chacun, il proposera de multiples interactions, tests, émotions et découvertes. Il se composera d’un mélange de stands – beaucoup seront très originaux –, de conférences et d’échanges. La santé est de plus en plus complexe: elle implique des attitudes pratiques, utilise des progrès technologiques et demande une réflexion éthique. Tout cela sera abordé dans le salon.

Technologique, le salon Planète Santé live le sera en faisant des données en santé l’un de ses axes principaux. La santé connectée progresse sur tous les fronts, à tel point que votre smartphone en sait bientôt plus que vous sur vos secrets les plus intimes. La vitesse de marche, les lieux visités, le sport, la nutrition et demain la génétique: mises ensemble, toutes ces données rendent l’individu transparent pour les entreprises qui les récoltent, dans un «cloud» pour l’instant bien opaque. Or, les données en santé concernant chacun d’entre nous ne sont pas anodines: en particulier, elles ont un pouvoir prédictif qui intéresse les assureurs et même les employeurs. Avec de nombreuses animations (stand CHUV-UNIL notamment) et des conférences (Dossier électronique du patient, jeudi 24 à 11h, Médecine personnalisée, samedi 26 à 17h, et Santé connectée, dimanche 27, à 15h) sur le sujet, le salon invite à penser ce nouveau monde qui arrive.

Des révolutions sont aussi en marche dans le traitement des maladies et notamment en oncologie. Grâce au séquençage du génome des tumeurs, mais aussi par des approches nouvelles, immunitaires en particulier, la médecine contre le cancer avance à grands pas. L’Arc lémanique est à la pointe de ces recherches foisonnantes. Comment faire la différence entre espoirs démesurés et réalité difficile, entre progrès des traitements et histoires personnelles? Le salon proposera des explications et des débats (vendredi 25 toute la journée au Rolex Learning Center) mais aussi des animations pour faire découvrir et comprendre la maladie. Le stand de l’UNIGE et des HUG proposera ainsi un parcours interactif pour comprendre les mécanismes du cancer et l’action des traitements. La Ligue suisse contre le cancer présentera une maquette de peau géante mimant les effets du soleil sur celle-ci.

Au-delà de ces deux axes, les thématiques abordées seront, comme en 2014, très riches. Le visiteur pourra se promener dans un cerveau géant pour percer le mystère des maladies mentales, jouer au chirurgien hightech en pilotant un Da Vinci, se faire scanner par une machine spectaculaire pour analyser ses problèmes de posture et de mal de dos, réapprendre les gestes des premiers secours guidés par les spécialistes du 144, se faire photographier l’iris ou encore se rendre compte des dangers de l’alcool au volant en entrant dans un simulateur de conduite. Certaines de ces animations seront par ailleurs spécialement conçues pour les enfants, avec notamment un Hôpital des nounours assurant les consultations depuis le salon pour toutes les peluches blessées. Les enfants deviennent ici, pour quelques instants, le médecin de leur doudou.

En plus de ces animations, une multitude de tests permettront au visiteur de mesurer son équilibre, ses paramètres vitaux à l’effort, ses risques cardiovasculaires et d’apnées du sommeil, sa tension artérielle ou encore sa mémoire. Et des conférences abordant la BPCO, le diabète, la procréation médicalement assistée, l’anxiété, la nutrition, mais aussi la politique sanitaire ou encore l’orientation du patient dans le système de soins compléteront une offre dont l’ambition est de servir de guide dans cette immense diversité de sujets que propose la médecine. En donnant à voir, à comprendre, à expérimenter, à toucher, à jouer, à dialoguer, le salon espère faire de chacun un acteur libre de sa santé.

Plus d’infos

Michael Balavoine rédacteur en chef Planète Santé
Bertrand Kiefer rédacteur en chef Revue médicale suisse

 

 

Tragédie de l’hôpital de Kunduz

Un an près la tragédie de l’Hôpital de Kunduz, Médecins sans frontières (MSF) organise une soirée de commémoration le lundi 3 octobre 2016 à 18 h 30, à l’auditoire Marcel-Jenny, aux HUG. Le Conseil vous invite à vous y rendre nombreux.

Dans la nuit du 3 octobre 2015, des frappes précises et répétées de l’armée américaine contre l’hôpital afghan de Kunduz ont causé la mort de 42 personnes, certains patients brûlant vifs dans leurs lits. Un an après la destruction de l’hôpital de Kunduz, ce sont un million de personnes vivant dans le nord-est de l’Afghanistan qui restent privées d’accès à des soins médicaux de qualité.

Cette situation n’est malheureusement pas isolée: depuis plusieurs années et depuis lors, d’autres structures de santé ont été prises pour cibles, à un rythme hebdomadaire, par différentes parties au conflit.

Mais ces attaques ne doivent pas être considérées comme normales, ni comme justifiables : elles constituent clairement des violations du droit international humanitaire.

C’est pour le rappeler et protester contre ces violations que MSF organise une soirée de commémoration de l’attaque contre l’hôpital MSF de Kunduz, qui se déroulera le lundi 3 octobre, de 18 h 30 à 20 h 30 aux HUG. Cette manifestation se déroulera comme suit :
A 18 h 30, projection du film Not A Target dans l’auditoire Marcel-Jenny. Une discussion suivra en présence du Dr Kathleen Thomas, médecin ayant survécu à l’attaque de Kunduz.

Vers 20 h 00, à la fin de la discussion, sortie du public qui se dirigera sous la rotonde des HUG pour une commémoration lumineuse. La commémoration se terminera vers 20 h 30.

Le Bureau et le Conseil vous invitent à vous rendre nombreux à cette commémoration. Pour une question d’organisation, MSF vous prie d’annoncer à l’avance votre participation à l’adresse suivante : Etienne.L’HERMITTE@geneva.msf.org .

Pour plus d’informations :
http://notatarget.msf.org/fr/
https://www.facebook.com/events/545323685660224/

Paul-Olivier Vallotton
(selon les indications fournies par MSF)

 

Concert en faveur de l’Hospice de Samara (Russie)

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SamConcert

L’Association d’aide à l’Hospice de Samara organise un concert

Jeudi 27 mars à 20h
Chapelle de l’Oratoire, 7 rue Tabazan, 1204 Genève

Le Trio pour Samara, composé de Laure-Anne Payot mezzo-soprano, Aline Jaussi piano et Amandine Lecras violoncelle, interprétera diverses œuvres de Tchaikovsky, des mélodies et romances populaires de divers compositeurs russes.

Ce concert a pour but de soutenir le Premier Hospice de Samara (Russie), officiellement reconnu comme institution sans but lucratif en 1998. L’Hospice soigne gratuitement des patients atteints de maladies cancéreuses en fin de vie, essentiellement à domicile, et aussi dans une petite unité de soins palliatifs de 4 lits. Il est actuellement reconnu comme le centre de référence régional dans les domaines de la clinique et de la formation.

Voir le programme détaillé du concert, et la présentation du travail réalisé à l’Hospice de Samara avec le soutien de médecins genevois.

Planète Santé n° 17

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Planète Santé No 17Le dernier numéro de la revue éditée par Médecine et Hygiène avec le soutien des associations de médecins est paru.

Planète Santé est disponible gratuitement dans les salles d’attente de tous les cabinets. Ou vous pouvez le télécharger ici (18 MB).

Planète Santé n° 16

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PlaneteSante16_Couv_250Le dernier numéro de la revue éditée par Médecine et Hygiène avec le soutien des associations de médecins est paru.

Planète Santé est disponible gratuitement dans les salles d’attente de tous les cabinets. Ou vous pouvez le télécharger ici (4,6MB).

Planète Santé No 15

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Le dernier numéro de la revue éditée par Médecine et Hygiène avec le soutien des associations de médecins est paru.

Planète Santé est disponible gratuitement dans les salles d’attente de tous les cabinets. Ou vous pouvez le télécharger ici (3,9MB).

Les témoins (Editorial de La lettre de l’AMG de juin 2013)

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Commençons par Louis Appia. Né en Allemagne d’un père piémontais et d’une mère d’origine suisse romande, il a étudié la médecine à Heidelberg. Il voyage, montre un intérêt pour la médecine militaire et cherche surtout à améliorer les secours aux victimes de guerre. Il développe un appareil permettant d’immobiliser un bras ou une jambe cassée lors du transport des blessés, écrit sur la manière de soigner les blessés. En 1849, il s’établit comme chirurgien à Genève. Averti par son frère, pasteur dans le Piémont, des ravages de la campagne d’Italie de juin 1859, il se rend sur place peu après et travaille dans les hôpitaux de campagne du nord de l’Italie. Il alerte ses amis, récolte des fonds pour aider les blessés, publie.

C’est que la terrible bataille de Solférino a fait, en une journée, près de 40 000 blessés et 6000 morts. Les secours sont quasi inexistants, improvisés. Il faut dire que l’armée française comptait 4 vétérinaires pour mille chevaux et… 1 médecin pour mille hommes. On a évidemment préféré acheminer au front des munitions plutôt que des pansements ! D’ailleurs, la plupart des médecins étaient restés à l’arrière, faute de moyens de transport. Les blessés sont entassés où on peut. Beaucoup succombent.

L’homme d’affaire genevois Henry Dunant est en voyage pour rencontrer Napoléon III dont il attend une aide nécessaire au sauvetage de l’entreprise qu’il dirige en Algérie. Arrivé sur les lieux peu après la fin des combats, il découvre l’horreur d’un champ de bataille où gisent des milliers de cadavres et de blessés sans secours. Il mesure son impuissance, lui qui n’est pas médecin. Il fait cependant l’impossible pour secourir les victimes, mobilise des volontaires, donne à boire aux blessés, nettoie leurs plaies, sans faire de distinction entre Autrichiens, Français et Piémontais. Il demande et obtient qu’on libère des médecins autrichiens faits prisonniers afin qu’ils puissent soigner les blessés.

Il rencontre finalement Napoléon III sans obtenir l’aide nécessaire à ses affaires qui entraîneront la faillite de sa société et sa déchéance. Mais il rentre à Genève profondément marqué par ce qu’il a vu. Il serait tombé dans l’oubli, comme la plupart des autres sauveteurs volontaires présents sur le champ de bataille, s’il n’avait décidé de parler de l’horreur dont il a été le témoin. C’est ainsi qu’il rédige Un souvenir de Solférino, publié trois ans plus tard. Il distribue ce petit ouvrage dans son entourage, mais également à des personnalités importantes. Dunant suscite l’émotion. Il ne laisse pas indifférent. Ses idées sont visionnaires. Il propose dans chaque pays la création de sociétés de secours qui, en temps de paix, formeraient des volontaires civils prêts à venir en aide aux blessés en cas de guerre. Et surtout, il ose demander la neutralité des ambulances, des hôpitaux, des personnels de santé engagés dans les soins aux blessés et leur protection par les Etats. Il pose le principe de l’impartialité des soins et de la neutralité de l’action médicale dans les conflits.

Tous deux témoins de l’horreur de cette guerre, Appia apporte des techniques sanitaires et Dunant des idées audacieuses. Son témoignage boulverse. Il faudra l’engagement de Gustave Moynier, président de la Société genevoise d’utilité publique, le poids politique du Général Dufour et un cinquième larron, le docteur Théodore Maunoir, pour porter ces idées et les faire adopter internationalement, d’abord sous forme de résolutions prudentes accompagnées d’un voeu adressé aux gouvernements: que les services sanitaires soient considérés comme neutres. Ce principe de neutralité est entièrement repris dans la première Convention de Genève adoptée en 1864. En s’acharnant sur le principe de neutralité des services sanitaires, Dunant a fixé la ligne fondamentale de la Croix-Rouge.

Le témoin de la détresse humaine n’a pas le droit de rester silencieux. Il doit s’indigner, dénoncer, informer, expliquer, émouvoir, convaincre. Nous, médecins, en sommes souvent les témoins privilégiés. Les moyens techniques qui nous entourent, qui nous masquent parfois la réalité humaine, ne doivent pas nous faire oublier que la technique médicale, aussi importante soit-elle, ne peut rien si elle n’est pas portée par des ambassadeurs convaincus, et si elle ne dispose pas des ressources nécessaires. La médecine s’inscrit dans la ligne des fondateurs de la Croix-Rouge. Elle est au service de l’être humain, et en particulier l’humain souffrant. Elle ne peut pas accepter de discrimination arbitraire, y compris en raison de l’âge.

Alors, si vous faites une visite1 au nouveau musée de la Croix-Rouge, entièrement rénové et repensé, prenez le temps d’écouter les témoins vivants qui vous y accueillent par les vertus de la technique. Ce qu’ils vous diront est important et ils vous rappelleront que l’horreur se vit toujours, au présent.
Pierre-Alain Schneider
1De 10 h 00 à 18 h 00, d’avril à octobre – fermé le lundi.

Planète Santé No 14

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Planète Santé est disponible gratuitement dans les salles d’attente de tous les cabinets. Ou vous pouvez le télécharger ici (3,6MB).

A l’attention des membres de l’AMG: A la suite d’une erreur d’adressage, il est possible que vous receviez deux fois les exemplaires destinés à votre salle d’attente. Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément.