Primes 2020: oseront-ils? (Edito de La Lettre de l’AMGe de juillet-août 2019)

Santésuisse sous tension

A l’heure d’écrire ces lignes, on apprend de la faîtière des assureurs Santésuisse que les dépenses supplémentaires pourraient dépasser 10 milliards de francs par année et que les primes d’assurance-maladie augmenteraient de 30% selon leurs calculs…  Totalement infondé. C’est la panique! (suite…)

Les prévisions annoncent une hausse des primes maladie de 30%

Sur l’émission Forum de la RTS La Première, lundi 15 juillet 2019, un débat entre Christophe Kaempf, porte-parole de SantéSuisse, et Michel Matter, vice-président de la FMH et président de l’AMGe.

Ecouter l’émission ci-dessous

Grève des femmes le 14 juin: les femmes médecins ont-elles aussi des raisons pour manifester? (édito de La Lettre de l’AMGe de juin 2019)

L’Union Syndicale Suisse présente ses revendications pour le 14 juin: un salaire minimal de 4000 francs pour tous, un temps de travail hebdomadaire de 35 heures, un congé parental de 24 semaines. Mais les femmes médecins, sont-elles vraiment concernées?

En 1980, la Suisse comptait 2571 femmes médecins en exercice pour 13016 hommes, soit 16 % environ. En 2018, avec 15982 femmes pour 21543 hommes, c’est 42,6% de femmes médecins, un déploiement dont elles peuvent être fières.

La grille salariale dans les hôpitaux est évidemment égalitaire, ainsi que les conditions cadre de travail. Mais les chiffres publiés dans la statistique médicale de la FMH de 2018 montrent que la réalité est loin d’être aussi égalitaire. Dans les hôpitaux suisses, lieu de formation des jeunes médecins, on compte aujourd’hui 58,6 % de femmes, mais leur nombre chute plus on grimpe dans la hiérarchie:  47,9 % de femmes chez les chefs de clinique, 24,5 % chez les médecins adjoints et seulement 12,4 % chez les médecins-chefs. (suite…)

Expert moi non plus (édito de La Lettre de l’AMGe de mai 2019)

L’expert est une personne qui, en plus de posséder une connaissance théorique d’un domaine délimité de savoir, a acquis une connaissance pratique, avancée et reconnue par ses pairs du domaine (Wikipédia). On peut donc s’attendre à de l’excellence et surtout de la compétence. Dans le domaine de la santé, les derniers mois et semaines nous ont offerts de beaux exemples de pseudo-experts autoproclamés ou adulés par nos dirigeants. (suite…)

Agir sur la planification médicale (édito de La Lettre de l’AMGe d’avril 2019)

A l’heure où le parlement va se ressaisir de la clause du besoin, où certains souhaiteraient un étatique du nombre de médecins, où Santésuisse s’empare de l’évaluation du nombre de médecins «nécessaires» par région, où cette volonté d’une gestion régionale (et non plus seulement cantonale) est évoquée, où la bascule du stationnaire vers l’ambulatoire devient une réalité, qui va peser sur le quotidien des médecins mais également sur les primes d’assurances-maladie, il est temps de repenser globalement la planification médicale de notre canton. (suite…)

La souffrance des soignants (édito de La Lettre de l’AMGe de mars 2019)

Des soignants en souffrance

Les journaux en ont fait leurs gros titres: les soignants crient au secours. Dans certains secteurs, de très nombreux soignants vont jusqu’à envisager d’abandonner leur profession. Le découragement est patent, bien que peu exhibé, et il interpelle à l’heure où les éloges semblent fleurir, la Suisse arrivant encore en tête des pays européens pour la qualité de ses soins. Tous les secteurs de la santé sont concernés, et les médecins n’y échappent pas. (suite…)

La claque (édito de La Lettre de l’AMGe de janvier-février 2019)

La Tribune de Genève, par ses gros titres, a parfaitement résumé la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) du 16 janvier 2019 concernant la planification hospitalière imposée depuis plusieurs années dans notre canton: «La justice balaie la politique hospitalière de Mauro Poggia» et encore «La justice claque Mauro Poggia». Tout est dit. Le protectionnisme étatique a volé en éclats. Les cliniques privées, sous l’impulsion de l’Hôpital de La Tour et de ses avocats, ont remporté plus qu’une victoire. (suite…)

Vaccination: le catimini du Département ou quand les médecins de famille sont ignorés (édito de La Lettre de l’AMGe de décembre 2018)

Promouvoir la prévention et la couverture vaccinale, c’est parfait. Toutefois, la méthode appliquée est fourbe, inadéquate, voire absurde tant elle risque de décourager de potentiels vaccinés en faisant payer les malades chroniques et les retraités de leur poche.   (suite…)

Salaires des médecins: des conclusions erronées! (édito de La Lettre de l’AMGe de novembre 2018)

En début de semaine passée, l’opprobre a une fois de plus été jeté sur les salaires des médecins. Une étude menée sur vingt mille médecins, soit 65% d’entre eux en Suisse, se fondant sur leur déclaration AVS, fait montre de salaires annuels compris en moyenne entre 187 000 (pédopsychiatres) et 817 897 francs  (neurochirurgiens). Les articles relatant ces faits de conclure que c’est un scandale, ces montants allant renchérir les primes maladie.

Confusion entretenue

Ces conclusions sont hâtives et, de fait, erronées. Les montants pris en compte sont ceux de l’AVS, qui  comprennent non seulement les frais relatifs à la LAMal – soit ceux qui pèsent sur les primes maladie – mais aussi ceux relatifs aux patients privés, à la vente de médicaments et à d’autres revenus, comme par exemple des rentrées immobilières, qui n’ont aucune incidence sur les primes.
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Les primes sont-elles fixées par la bourse? (édito de La Lettre de l’AMGe d’octobre 2018)

La comparaison entre l’évolution des primes d’assurance-maladie au cours des dernières années et celle de la bourse pendant la même période laisse apparaitre une tendance explicite et saisissante. Vous trouverez ci-dessous les graphiques de l’évolution des primes et de la bourse depuis 20 ans. Les courbes se suivent avec un décalage toujours identique dans le temps. Des résultats boursiers favorables l’année précédente (comme l’an passé) entraînent une hausse des primes d’assurance-maladie moindre. Inversement, une mauvaise année boursière aboutit à une hausse des primes importante. Le cycle est perpétuel et est indépendant des assurés, des prestataires de soins ou des institutions. Il n’est lié qu’à la bourse. (suite…)