Signez et faites signer le référendum contre la loi qui veut limiter l’offre d’équipement médico-technique à Genève

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le formulaire de récolte de signatures

A tous les membres de l’AMGe: urgent et important

Je me permets de faire appel à vous, dans un délai très bref, au sujet du projet de loi adopté par le Grand Conseil relatif aux équipements médico-techniques lourds.

La thématique dont il est question et les délais qui nous sont impartis nécessitent – si vous adhérez à l’analyse de l’AMGe – une intervention rapide et conséquente de notre association.

Comme vous le savez, les modifications proposées par le Grand Conseil à la Loi sur la santé visent à limiter l’offre d’équipements médico-techniques lourds sur l’ensemble du territoire cantonal. Sont notamment concernés par cette Loi : les IRM, scanners, installations de radiothérapie et autres robots de chirurgie.

Concrètement, le Projet de Loi n° 12425 subordonne l’acquisition de tout équipement médico-technique lourd à l’autorisation du Conseil d’Etat. L’accord préalable de l’Etat serait nécessaire même si l’acquisition est effectuée au moyen de fonds privés (institut d’imagerie, groupe médical, cabinet de groupe, clinique privée, etc.).

Une telle procédure constituerait indéniablement un frein à l’innovation et à l’esprit entrepreneurial des nombreuses structures médicales qui œuvrent à Genève et qui constituent un pôle d’excellence pour notre canton.

Elle péjorerait par ailleurs l’accès aux soins, notamment en accroissant les délais d’attente pour un examen radiologique ou un traitement radiothérapique, et en restreignant le choix du médecin prescripteur.

Cela étant, les effets négatifs du projet de loi dont il est question ne se limiteraient pas à ces deux seuls aspects.

Le texte adopté par le Grand-Conseil limite indéniablement la liberté de commerce. Sur quelle base l’Etat peut-il empêcher un groupe médical, ou un institut d’imagerie qui disposerait des fonds nécessaires, d’acquérir un nouvel équipement qui répondrait au plus près des besoins des patients?

Ce projet fausse par ailleurs le principe de libre concurrence. Comment deux «entités» peuvent concourir équitablement sur le marché si l’une d’entre elles bénéficie d’un équipement de dernière génération qui aurait été refusé, par l’Etat, à l’autre?

Le projet de Loi relatif aux équipements médico-techniques lourds s’inscrit dans une démarche plus générale entreprise par le Conseil d’Etat, consistant à «rationaliser les soins». Ces derniers mois, nous avons déjà assisté à des actes interventionnistes de l’Etat en matière de planification hospitalière; vaccination en pharmacie; délégation psychiatrique; etc.

Aussi, ce ne sont pas que les radiologues qui sont concernés par la problématique dont il est question, mais l’ensemble des spécialités.

C’est la raison pour laquelle le Conseil de l’AMGe est d’avis qu’il appartient à notre association d’intervenir, ne serait-ce que pour rappeler au gouvernement cantonal que les médecins doivent demeurer des interlocuteurs privilégiés.

Pour ce faire, l’AMGe souhaiterait récolter d’ici au 18 décembre 2019, dernier délai, 5294 signatures, ce qui soumettrait le projet de loi dont il est question à référendum.

Nous n’avons que quelques jours.

Un éventuel référendum permettrait d’initier des discussions avec le Conseil d’Etat qui ne semble pas enclin à associer les médecins au processus décisionnel.

Il est nécessaire qu’il y ait un vrai débat et que les décisions importantes, ayant des conséquences irréversibles pour notre système de santé, ne soient pas prises par une minorité, dans la confidentialité.

Le référendum donnerait également la possibilité à l’AMGe de participer à l’élaboration du règlement d’application que le Canton devra élaborer subséquemment. Ce document est fondamental puisqu’il contiendra notamment les conditions permettant ou non l’acquisition de nouveaux équipements médico-techniques lourds.

Enfin, il consentirait au peuple (soit aux patients) d’approuver ou non la décision du Grand Conseil.

Compte-tenu du laps de temps court qui nous est imparti pour récolter les signatures, je fais appel à la solidarité de chacun d’entre vous.

Dans son édito de La Lettre de l’AMGe» de novembre dernier, notre président, le Dr Michel Matter, invitait tous les membres à resserrer les rangs, prévoyant que la mobilisation de chacun serait certainement nécessaire en 2020.

Dès lors, l’occasion nous est donnée de montrer que les médecins sont capables de se mobiliser si la cause le mérite (l’AMGe compte environ 3200 membres. Nous avons besoin de 5294 signatures!). Atteindre le nombre de signatures nécessaire pour requérir un référendum serait un signal fort délivré par les médecins aux institutions qui gouvernent les professions médicales.

Téléchargez et imprimez le document permettant la récolte de signatures. 

J’attire votre attention sur le fait que seules les personnes pouvant voter sur le territoire cantonal peuvent le signer.

Les signatures doivent être apposées personnellement par le signataire. Seules les signatures originales seront prises en considération (les documents faxés ou scannés ne sont pas valables), à déposer ou retourner d’ici au 18 décembre au secrétariat de l’AMGe, rue Micheli-du-Crest 12, 1205 Genève.

Je vous remercie d’ores et déjà pour votre diligence et reste naturellement à votre disposition pour tout complément d’informations.

Antonio Pizzoferrato
Secrétaire Général

Nouveau guide pour les professionnels de la santé

Formation en médecine personnalisée, par Valérie Clerc (Bulletin des médecins suisses, 13.11.2019)

Le questionnement sur l’avenir du système de santé et les défis posés par la médecine personnalisée font partie des thèmes en vogue dans les milieux médiatiques, académiques et politiques. En tant qu’actrice du domaine, l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) n’échappe pas à cette tendance. Convaincue que les professionnels de la santé devraient disposer de connaissances de base communes en matière de médecine personnalisée, elle publie un document intitulé «Médecine personnalisée. Bases pour la formation interprofessionnelle prégraduée, postgraduée et continue des professionnels de la santé».

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La médecine pénitentiaire: et la santé derrière les barreaux?

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Interview du professeur Wolff
Médecin responsable de l’unité carcérale de Champ-Dollon (HUG)

Santé-justice/ justice-santé

L’équivalence des soins et la prévention en milieu carcéral

Problème de surpopulation carcérale

L’emprisonnement relève du domaine punitif dans la société. Mais qu’en est-il lorsque la santé vient se greffer à ce système?

Parler de santé-justice ou de justice-santé impose déjà une problématique dénominative.  Au début des années 2000, une publication de l’OMS intitulée «patient or prisoner» avait déjà été publiée, soulignant l’appellation hasardeuse de cette terminologie.

«Je vous offre une troisième version, je parle de patient tout court», explique le Professeur Wolff, médecin responsable de l’unité carcérale de Champ-Dollon à Genève. «Il est fondamental qu’un médecin perçoive son patient comme un patient et non pas comme un détenu-patient et encore moins comme un détenu tout court», insiste-t-il.

Les terminologies sont importantes pour décrire les personnes détenues et relèvent d’une problématique délicate et subtile d’appellation lorsque santé et justice s’unissent. (suite…)

AMGe et imad: le patient au centre (édito de La Lettre de l’AMGe de juin 2018)

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Le patient au centre

Dans la présentation de sa stratégie 2018/2022, appelée cap’139, l’imad (Institution genevoise de maintien à domicile) place en préambule que « le monde de la santé est fortement sujet à des tendances qui impactent durablement le futur des soins et du maintien à domicile ». Chaque acteur de la santé s’accorde à dire que les besoins en soins vont irrémédiablement s’accroître, que le vieillissement de la population et la complexification des soins doivent amener rapidement à une coordination améliorée de ceux-ci afin de répondre au mieux à une population âgée et dépendante. Cela implique tous les professionnels dans la recherche d’une véritable interprofessionnalité où les compétences et les responsabilités de chaque soignant ou aidant doivent être clairement définies et respectées. C’est dans ce sens que l’AMGe a décidé de renforcer son partenariat avec l’imad. L’objectif de ce rapprochement est de pouvoir offrir une continuité et une efficience de la prise en charge centrée sur le patient. Le cœur du système doit être le patient, c’est-à-dire l’humain. Toute réflexion et toute stratégie nouvelle doivent se faire à partir du patient. Ce partenariat privilégié doit servir de plateforme à un nouveau modèle d’organisation des soins englobant les autres partenaires afin de créer des équipes interprofessionnelles dédiées au patient.

Le médecin de famille en expert du long terme

«Bien plus que de s’occuper d’un problème de santé à un moment donné, le médecin de famille devient un expert du long terme, des cycles de vie et des transitions». Cette définition pleine de bon sens est parue dans l’éditorial de la Revue médicale suisse du 9 mai dernier. Cela entraîne de fait une capacité d’adaptation importante face aux nouveaux défis sociétaux dont le premier est le déclin fonctionnel de la personne âgée là où la complexité des soins devient une réalité et les phases de ruptures nombreuses. Comment arriver à maintenir le patient à domicile, comment évoluer dans une période qui voit une accélération du virage ambulatoire, comment travailler avec les autres professionnels et surtout comment pouvoir consacrer du temps à la coordination des soins ? L’allongement de l’espérance de vie, les besoins accrus de la population vieillissante et la place des proches aidants vont modifier la médecine de demain. Mais pour autant que les moyens financiers nécessaires lui soient attribués, ce qui manque cruellement actuellement.

Communiquer efficacement

A l’heure où Mon dossier médical est englué en pleine phase de développement, où le carnet vert du patient reste un élément central de sa prise en charge alors même que la confidentialité des données y est inexistante, c’est la volonté affichée par l’imad et l’AMGe de développer des moyens numériques simples de communication directe et sécurisée qui permettront la mise en commun rapide des informations relatives au patient, menant à son mieux-être. Cette volonté de rendre le système plus efficace et efficient est déterminante. Le numérique va entrer de plus en plus dans le domicile des patients, les données le concernant seront nombreuses et le partage des informations sera crucial dans la coordination facilitée des soins. Ces objets connectés devront apporter une plus-value dans la prise en charge en évitant d’être de simples gadgets dans la surveillance du patient et dans l’interaction à distance avec lui.

Tirer à la même corde

Plusieurs groupes de réflexion travaillent actuellement à Genève pour améliorer le quotidien des patients âgés et/ou dépendants (Groupe Urgences gériatriques, Groupe Alzheimer, Groupe de développement d’outils connectés installés au domicile du patient, …). Je tiens à remercier les Drs I. Bonada, D. Châtelain, J. Karsegard, N. Perone et Ph. Vandeplas pour le temps et l’énergie dont ils font preuve dans ces différents groupes de travail et leur volonté sans relâche d’œuvrer à améliorer la qualité de vie des patients en partenariat avec l’imad, les HUG et le Département de la santé.

Des moyens financiers

Rien ne pourra se faire sans argent. Les investissements d’aujourd’hui seront les garants d’une médecine de qualité et d’une prise en charge multidisciplinaire optimale. C’est aussi à la relève qu’il faut penser car c’est elle qui aura demain les clés de la santé. Cela signifie d’organiser une formation pré-graduée, post-graduée et continue dirigée vers ces nouveaux modèles de soins qui doivent et devront être soutenus politiquement et financièrement. Il est tellement vrai que les vents sont parfois contraires et deux exemples tout récents nous le rappellent: la limitation à trente minutes de coordination des soins par trimestre par patient dans le Tarmed de M. Berset et le fait que  la LAMal accorde dix minutes pour remplir un pilulier. Sachant que dès 3 substances, il peut y avoir des effets indésirables, et que nos clients en prennent en moyenne 8,5, il faut avoir le temps de leur parler… L’échange passe à la trappe, c’est une souffrance pour notre personnel.», comme le rappelle à juste titre Mme Marie Da Roxa, Directrice générale de l’imad.

Dr Michel Matter

L’interprofessionnalité : des synergies centrées sur le patient (édito de La Lettre de l’AMGe de mai 2018)

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Le nombre de patients souffrant de maladies chroniques augmente en Suisse de façon fulgurante. La prise en charge, souvent à domicile, des patients âgés et polymorbides est complexe. De nombreux professionnels de la santé apportent aux patients leurs hautes compétences. Cette synergie des différents acteurs de la santé autour du patient permet une amélioration évidente de la qualité des soins. L’Observatoire de la santé a, en 2015, estimé que ce groupe de patients engendre près de 80% des coûts de la santé.

Le 22 janvier 2018, la FMH a rejoint la Plateforme Interprofessionnalité dans les soins de santé primaires lors de son assemblée constitutive. C’est un important pas en avant et un signal fort. Il est essentiel que les différentes organisations professionnelles actives dans le domaine de la santé s’engagent pour promouvoir des soins interprofessionnels complets et de haute qualité. L’intérêt des patients et de la population est primordial. Les notions de collaboration, de coordination, de gestion et de développement des compétences de chaque organisation se devaient d’être rassemblées au sein d’une même entité qui puisse assurer une mise en réseau active des différents groupes professionnels impliqués. Cette action proactive dans les soins de santé primaires de la part de la FMH marque sa volonté affichée d’être un acteur dans cette approche novatrice.

Le travail en équipe, ce sont des échanges et une compréhension renforcée du travail des autres professionnels de la santé. Le but recherché est une amélioration de la coordination des soins et le partage de l’information et des données essentielles lors de la prise en charge en continu et intégrée par les différents professionnels de la santé. Des outils informatiques commencent à être mis en place comme par exemple à Genève grâce au travail de la Fondation Prism, le plan de soins partagé (PSP) et le plan de médication partagé (PMP), véritable interopérabilité, tout cela en protégeant la confidentialité des données. Les barrières et les clivages entre professions de la santé vont petit à petit disparaître pour laisser la place à un véritable travail en commun basé sur des synergies nouvelles et potentialisées. Ce réseau de communication et d’interaction permettra une amélioration de la qualité des soins. Bien évidemment le respect des compétences respectives des acteurs de la santé, dans un cadre éthique défini, le rôle de chaque intervenant et la notion fondamentale de la responsabilité doivent être clairement établis.

Le patient doit être également un acteur dans la prise en charge de ses propres soins et cela dans un rapport de confiance grandement amélioré grâce à la présence des différents intervenants qui sauront chacun lui apporter leurs conseils professionnels. Il est temps de soutenir pleinement des projets novateurs de collaborations interprofessionnelles, mais également tout le pendant de la formation et de l’enseignement. Ces projets devront être suivis et analysés. Ainsi, la connaissance concrète de l’interprofessionnalité à travers des expériences diverses sur le terrain et centrées sur le patient polymorbide est capitale dans la prise en charge des besoins médicaux, psychologiques et sociaux de ces patients.

Alors que l’on parle de plus en plus des coûts de la santé, on peut se rendre compte que l’interprofessionnalité est une chance. Reste à trouver une volonté politique forte dans la recherche d’un modèle de financement qui puisse soutenir les équipes en soins coordonnés. La fragmentation des soins doit être combattue car elle implique des coûts élevés et une qualité des soins diminuée.

Dr Michel Matter

Bulletin des médecins suisses du 7 février 2018

Agir ensemble pour une réinsertion rapide

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Convention de collaboration entre la SUVA, l’OCAS, l’UAPG et l’AMGe

Agir ensemble pour une réinsertion rapide L’Union des Associations patronales genevoises (UAPG), l’Association des médecins du canton de Genève (AMGe), la Suva et l’Office de l’assurance invalidité (OCAS) de Genève poursuivent un but commun: permettre aux personnes accidentées et malades de réintégrer au plus vite et dans les meilleures conditions leur poste de travail. Sur l’initiative de la Suva, les différents acteurs expriment dans une déclaration d’intention leur volonté de favoriser la réinsertion rapide et favorisée dans le processus de travail des personnes malades ou victimes d’un accident.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les associations patronales, les assureurs sociaux et les médecins du canton de Genève sont les premiers partenaires romands à unir formellement leurs efforts, afin de permettre aux travailleurs malades ou victimes d’un accident de retrouver rapidement leur capacité de travail. En effet, plusieurs études montrent que les chances de réinsertion diminuent de moitié après une incapacité de travail de six mois. Il est par conséquent primordial d’impliquer les familles, les amis, les médecins, les assurances, les collègues de travail et les supérieurs aussi tôt que possible afin que les personnes accidentées et malades puissent réintégrer leur poste de travail au plus vite.

La signature d’une convention de collaboration entre l’Union des Associations patronales genevoises, l’Association des médecins du canton de Genève, la Suva et l’Office AI de Genève va dans ce sens. Elle a pour objectif de favoriser le maintien du poste de travail des personnes touchées, d’optimiser leur processus de guérison et de réduire la durée des absences et les dépenses liées aux problèmes de santé.

La communication est primordiale

Une incapacité de travail représente toujours un défi pour les employeurs, les médecins traitants et les assurances sociales impliquées. Tandis que l’employeur souhaite recevoir des informations claires sur le retour au travail de la personne accidentée, le médecin traitant ne dispose souvent pas des connaissances nécessaires concernant le poste de travail du patient. Le Docteur Michel Matter, président de l’Association des médecins du canton de Genève, en est convaincu: «Une communication ciblée entre l’employeur et les médecins contribue à raccourcir la durée de l’absence». En effet, pour pouvoir procéder à une évaluation de la capacité de travail, le médecin doit connaître la situation concrète du poste de travail du patient, être informé des possibilités de réinsertion de l’employeur et savoir quels postes aménagés sont proposés par l’entreprise. Pour Natalia Weideli Bacci, directrice de l’Office Al du canton de Genève, la collaboration entre les médecins et les employeurs ainsi qu’une implication précoce de l’AI sont des aspects essentiels: «Favoriser la réinsertion plutôt que la rente, telle est la mission principale de l’assurance invalidité. Pour y parvenir, nous devons collaborer étroitement et dans un esprit constructif avec les employeurs, dès le début du processus». Patrick Garazi, directeur de l’agence Suva de Genève, souligne quant à lui que: «Les employeurs doivent pouvoir planifier leurs ressources alors que les personnes accidentées ont, elles, besoin d’une perspective professionnelle motivante, d’où cette nécessité de collaborer».

Une collaboration fondée sur des principes

Pour combler les lacunes d’information et garantir une communication optimale entre médecins, employeurs et assurances sociales, les partenaires genevois ont formulé ensemble des principes de base pour sceller leur volonté de collaboration. Ainsi, la convention permet aux employeurs da faire appel à un médecin-conseil pour obtenir un deuxième avis médical, s’ils le désirent. Un feuillet d’information précise les notions qui posent souvent problème dans la pratique: quelles informations doivent figurer sur un certificat d’incapacité de travail? Comment utiliser une capacité de travail restante? A quelles informations complémentaires, en plus de celles figurant sur le certificat d’incapacité de travail, l’employeur a-t-il droit ? «Avec nos signatures, nous exprimons tous notre volonté de respecter les principes élaborés dans le cadre de notre travail quotidien. Nous espérons éviter ainsi certains malentendus et parvenir, dans le cadre de notre partenariat, à réduire le nombre de jours d’absence», conclut Jean-Luc Favre, Président de l’Union des Associations patronales genevoises.

Communiqué de presse du 12 décembre 2017

Vélo: pétition des médecins déposées

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Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont répondu à l’appel du Dr Patrick Saudan et du Pr Pietro Majno, publié ici même le 20 octobre 2017, en signant la pétition “Les médecins genevois en faveur de la pratique quotidienne du vélo”. Au total ce sont 429 médecins qui ont adressé la demande suivante aux autorités genevoises:

Vu l’impact sur la santé publique de la pratique du vélo, nous soussignés médecins à Genève demandons à nos autorités exécutives et législatives, cantonales et communales, d’inscrire en priorité dans leur agenda le développement d’aménagements cyclables sécurisés en accord avec le résultat de la votation sur l’initiative 144 (« pour une mobilité douce (initiative des villes) » du 15 mai 2011.

Voir à ce propos l’article de la Tribune de Genève du jeudi 16 novembre 2017.

Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques

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Du 13 au 19 novembre 2017 se déroulera la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, organisée à l’appel de l’OMS. Cette campagne a pour objectif de sensibiliser le public, les professionnels et les décideurs politiques à la résistance aux antibiotiques et les encourager à adopter de meilleures pratiques pour éviter sa progression.
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Accès au communiqué de presse de l’OFSP

Comment prévenir les chutes ?

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Campagne physiogenève – Pharma Genève

Dans le cadre du 100ème anniversaire de physiogenève (Association Genevoise de Physiothérapie) nous avons décidé
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Jeudi noir pour le secret médical

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Notre initiative refusée
Le jeudi 31 août 2017 restera un jeudi noir pour le secret médical. La première initiative populaire cantonale lancée par l’AMGe, IN 159, « Garantir le secret médical pour tous protège mieux la société » a été refusée par le Grand Conseil genevois par 47 voix contre, 43 voix pour et 4 abstentions. La gauche et le PDC ont soutenu notre initiative IN 159 ainsi que les députés UDC, Messieurs Thomas Bläsi et Christo Ivanov (que ces partis et députés soient ici remerciés). En revanche, les groupes MCG et la majorité de l’UDC ont voté contre. Les députés PLR au Grand Conseil détenaient la clé du vote.

Manoeuvres de Mme Nathalie Fontanet
Le jeudi 9 mars 2017, juste avant l’audition de l’AMGe – représentée par notre avocat conseil, le Professeur Philippe Ducor, notre secrétaire générale, Maître Bénédicte Dayen, et le président de l’AMGe – devant la Commission judiciaire et de la police du Grand Conseil, Mme Nathalie Fontanet, cheffe de groupe du PLR, a affirmé les yeux dans les yeux qu’elle assurait à l’AMGe qu’il y aurait lors de la votation sur notre initiative une totale liberté de vote au sein du PLR. Cela ressemble à une vaine promesse, puisque, dans les jours qui ont précédé le vote du Grand Conseil du 31 août, une pression extrêmement forte semble avoir été mise sur les députés PLR qui souhaitaient soutenir notre initiative. Les abstentions de Mme De Candolle et MM. Halperin et Selleger en sont la preuve. Seul au sein du PLR notre collègue, M. Patrick Saudan, a voté OUI à notre initiative. Grand courage et belles valeurs, un merci à lui.

Le lundi 10 juillet 2017, les mêmes représentants de l’AMGe ont rencontré Mme Nathalie Fontanet et le député PLR notre collègue, M. Pierre Conne (opposant à notre initiative), afin de discuter de la possibilité du soutien éventuel de l’AMGe à un potentiel contre-projet à notre initiative. A l’issue de cette séance, l’AMGe a eu la conviction que le texte de notre initiative était parfaitement complet. Par courriel du 14 juillet 2017 adressé à ces deux députés, l’AMGe a indiqué renoncer à une seconde séance de travail, dans la mesure où les échanges que l’AMGe avaient eus lors de cette réunion l’avait confortée quant au bien-fondé de son initiative, puisque l’ensemble des éléments pertinents y figuraient. A cette occasion, il a été précisé que lors de sa séance du 11 juillet 2017, le Bureau du Conseil de l’AMGe avait décidé de soutenir pleinement l’initiative en vue d’obtenir une majorité devant le Grand Conseil. L’AMGe a relevé le large soutien populaire et politique recueilli par son initiative. Dans sa réponse du même jour, Mme Fontanet a remercié l’AMGe de son courriel et a précisé : « Nous prenons note de votre proposition et nous nous y rallions. » (sic). Faire ensuite courir le bruit que l’AMGe était en faveur du contre-projet pourrait être considéré comme une manipulation à l’odeur de soufre.

Défendre à Berne liberté et sécurité ?
Sur les ondes de la RTS dans la Matinale du 30 août 2017, M. Pierre Maudet a affirmé que « le PLR est le parti de la liberté ». Cette vision fédérale s’est arrêtée dès le lendemain aux portes du Grand Conseil genevois. Comme on le voit, les nobles principes et les valeurs ont été sacrifiés sur l’autel des intérêts particuliers et politiques. C’est la triste réalité politique. Nous avons dès lors assisté à un jeudi noir pour le droit de tous les patients à leur secret médical. Une brèche s’est ouverte à la divulgation des données médicales. L’AMGe proposait une initiative pour améliorer la sécurité de la population genevoise par rapport aux détenus dangereux. Force est de constater que les députés, surtout à droite, n’en ont pas voulu : c’est un comble !

L’idée d’un contre-projet acceptée
L’idée d’un contre-projet a recueilli 53 voix pour, 17 contre et 24 abstentions. Il n’en demeure pas moins que le flou est de mise. Il sied de souligner que ceux qui affirmaient, il y a encore quelques mois, que l’actuel texte de loi était excellent sont les mêmes qui aujourd’hui souhaitent absolument le réécrire. Certains diront que la politique est ainsi faite et que nous avons été naïfs. Nous répondrons que nous défendons des valeurs et que notre ligne n’a pas bougé depuis janvier 2014. Nous avons perdu. C’est un fait. Nous en prenons acte. Toutefois, nous avons notre conscience pour nous. Notre ligne claire n’est pas faite de méandres. Il convient encore de relever que le dernier rapport sur le meurtre d’Adeline n’est toujours pas public et que les deux précédents rapports avaient clairement démontré que le secret médical n’était impliqué d’aucune manière dans ce drame. Donner l’impression d’agir est aussi le fait politique.
Michel Matter