Informations et recommandations cantonales destinées aux médecins concernant le COVID-19

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Recommandations de l’Ordre des Ophtalmologues Genevois concernant la pandémie au Covid 19

L’Ordre des Ophtalmologues Genevois recommande à tous ses membres l’arrêt immédiat des consultations et opérations à l’exception des urgences.

Il recommande que seuls restent ouverts pour l’accueil des urgences les cabinets pouvant mettre en œuvre les mesures barrières suivantes: masques pour le médecin et le personnel à changer toutes les 4h, nettoyage des mains entre chaque patient, nettoyage des set-up d’examen entre chaque patients, nettoyage des sièges en salle d’attente au minimum toutes les deux heures, espacement des patients de 2 m minimum, pas plus de 5 personnes simultanément dans le cabinet, renvoi des patients ayant des symptômes de rhume avec ou sans toux.

Sont considérées comme urgences les baisses de vue aiguës, les yeux rouges avec baisse de vue, les glaucomes instables, les suivis postopératoires, etc.

Seules les opérations urgentes doivent être réalisées (décollement de rétine, endophtalmie, glaucome aigü, glaucome chronique avec décompensation aiguë,  glaucome néovasculaire, etc.)

Selon les recommandations de la SSO et en conformité avec les pratiques en Suisse romande et Outre-Sarine, les IVT peuvent être maintenues pour les DMLA et les autres indications si un report de plus de 8 semaines est susceptible de grever le pronostic de la maladie.

A ce propos, je rappelle que ces patients rentrent par définition dans le groupe à risque de complications graves pour le sars-covid 2 et que ces patients doivent être pris en charge un par un de manière à éviter tout contact avec d’autres patients et le set-up opératoire doit être désinfecté entre chaque patient avec une attention particulière aux surfaces touchées par les patients. Il convient également de préciser aux patients qu’ils doivent se rendre en véhicule individuel ou en transport accompagné sur le lieu de l’injection.

L’OOG vous exhorte par ailleurs à suivre toutes les injonctions légales et recommandations formulées par l’OFSP, le DAES, ainsi que la Société Suisse d’Ophtalmologie qui suivent l’évolution de la situation au jour le jour.

Dr. G .Donati
Président de l’OOG

2019-nCoV: leçons d’incertitudes et de mondialisation (éditorial de La Lettre de l’AMGe de janvier-février 2020)

Au moment d’écrire ces lignes, le coronavirus 2019-nCoV a tué plus de 100 personnes et infecté plus de 4000 autres individus. Ces chiffres sont bien évidemment à placer dans le gigantisme chinois où plus d’un milliard de personnes se côtoient en pleine période de festivités liées aux célébrations du Nouvel-an et du début de l’année du rat. L’Europe compte sur les doigts d’une main les cas rapportés et la Suisse n’a pas de cas avéré. Les incertitudes sont nombreuses partout dans le monde. Bien que l’OMS vient de relever le niveau d’alerte, les appels au calme sont la règle. Moins tueur que le SRAS, le coronavirus fait la une de tous les médias et de toutes les conversations. La mondialisation est une réalité, les cartes graphiques des lieux d’épidémies se succèdent sur nos écrans comme autant de taches rouges qui grandissent et alimentent le sentiment de peur au sein de la population. Le virus est traqué ville après ville et les chiffres scrutés quasiment en direct. (suite…)

En médecine, le «less is more» doit devenir la norme

 

L’évidence est souvent définie comme le contraire des croyances. Seulement, en médecine, il a fallu réaffirmer la notion d’une médecine dite plus «intelligente» car moins dispensatrice en traitements et examens effectués. Le principe de ne faire que ce qui est utile semble une évidence. Pourtant, ce phénomène n’a que quelques années et nous vient tout droit du continent nord-américain. Faire moins pour soigner mieux, telle est la base de la réflexion mise au bénéfice du patient.

Pourquoi c’est nécessaire. L’habitude prise pendant de nombreuses années à faire «tout» pour le patient en multipliant les examens et les traitements est un temps totalement révolu. Les coûts de la santé ayant explosé dans de nombreux pays et la charge financière pour les assurés étant difficilement supportable, les pistes pour poursuivre la haute qualité des soins sans porter préjudice au malade se sont développées. smarter medicine est la plus aboutie car la plus simple à mettre en place, si l’on part du principe du maintien d’une haute qualité de formation médicale et chirurgicale et que les incitatifs économiques des prestataires de soins sont étroitement suivis et analysés.

(suite…)

Nouveau guide pour les professionnels de la santé

Formation en médecine personnalisée, par Valérie Clerc (Bulletin des médecins suisses, 13.11.2019)

Le questionnement sur l’avenir du système de santé et les défis posés par la médecine personnalisée font partie des thèmes en vogue dans les milieux médiatiques, académiques et politiques. En tant qu’actrice du domaine, l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) n’échappe pas à cette tendance. Convaincue que les professionnels de la santé devraient disposer de connaissances de base communes en matière de médecine personnalisée, elle publie un document intitulé «Médecine personnalisée. Bases pour la formation interprofessionnelle prégraduée, postgraduée et continue des professionnels de la santé».

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Vaccination: le catimini du Département ou quand les médecins de famille sont ignorés (édito de La Lettre de l’AMGe de décembre 2018)

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Promouvoir la prévention et la couverture vaccinale, c’est parfait. Toutefois, la méthode appliquée est fourbe, inadéquate, voire absurde tant elle risque de décourager de potentiels vaccinés en faisant payer les malades chroniques et les retraités de leur poche.   (suite…)

La médecine pénitentiaire: et la santé derrière les barreaux?

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Interview du professeur Wolff
Médecin responsable de l’unité carcérale de Champ-Dollon (HUG)

Santé-justice/ justice-santé

L’équivalence des soins et la prévention en milieu carcéral

Problème de surpopulation carcérale

L’emprisonnement relève du domaine punitif dans la société. Mais qu’en est-il lorsque la santé vient se greffer à ce système?

Parler de santé-justice ou de justice-santé impose déjà une problématique dénominative.  Au début des années 2000, une publication de l’OMS intitulée «patient or prisoner» avait déjà été publiée, soulignant l’appellation hasardeuse de cette terminologie.

«Je vous offre une troisième version, je parle de patient tout court», explique le Professeur Wolff, médecin responsable de l’unité carcérale de Champ-Dollon à Genève. «Il est fondamental qu’un médecin perçoive son patient comme un patient et non pas comme un détenu-patient et encore moins comme un détenu tout court», insiste-t-il.

Les terminologies sont importantes pour décrire les personnes détenues et relèvent d’une problématique délicate et subtile d’appellation lorsque santé et justice s’unissent. (suite…)

Assurance-accidents: adaptation de la liste des maladies professionnelles

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Le Conseil fédéral a décidé lors de sa séance du 21 février de modifier l’annexe 1 de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA) qui répertorie les maladies professionnelles. Il s’agit d’adapter cette liste aux dernières connaissances scientifiques et techniques sur les substances nocives et les effets mécaniques pour la santé. La modification d’ordonnance entrera en vigueur le 1er avril 2018.

La liste des maladies professionnelles figurant sur l’annexe 1 n’a pas changé depuis plus d’une décennie. Les modifications de l’ordonnance ont principalement trait à l’inscription de nouvelles substances nocives, par exemple les désinfectants et les amines aromatiques. La liste des affections dues à certains travaux a également été modifiée, avec notamment l’extension de descriptions.

La liste des maladies professionnelles permet de faciliter l’administration des preuves pour établir le lien entre une cause nocive pour la santé et la maladie professionnelle qui en découle. Selon la jurisprudence, l’assureur-accidents est tenu de verser des prestations si plus de 50% de la maladie est d’origine professionnelle (exposition) et causée par l’une des substances ou des affections dues à certains travaux figurant sur la liste.

Informations complémentaires

Agir ensemble pour une réinsertion rapide

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Convention de collaboration entre la SUVA, l’OCAS, l’UAPG et l’AMGe

Agir ensemble pour une réinsertion rapide L’Union des Associations patronales genevoises (UAPG), l’Association des médecins du canton de Genève (AMGe), la Suva et l’Office de l’assurance invalidité (OCAS) de Genève poursuivent un but commun: permettre aux personnes accidentées et malades de réintégrer au plus vite et dans les meilleures conditions leur poste de travail. Sur l’initiative de la Suva, les différents acteurs expriment dans une déclaration d’intention leur volonté de favoriser la réinsertion rapide et favorisée dans le processus de travail des personnes malades ou victimes d’un accident.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les associations patronales, les assureurs sociaux et les médecins du canton de Genève sont les premiers partenaires romands à unir formellement leurs efforts, afin de permettre aux travailleurs malades ou victimes d’un accident de retrouver rapidement leur capacité de travail. En effet, plusieurs études montrent que les chances de réinsertion diminuent de moitié après une incapacité de travail de six mois. Il est par conséquent primordial d’impliquer les familles, les amis, les médecins, les assurances, les collègues de travail et les supérieurs aussi tôt que possible afin que les personnes accidentées et malades puissent réintégrer leur poste de travail au plus vite.

La signature d’une convention de collaboration entre l’Union des Associations patronales genevoises, l’Association des médecins du canton de Genève, la Suva et l’Office AI de Genève va dans ce sens. Elle a pour objectif de favoriser le maintien du poste de travail des personnes touchées, d’optimiser leur processus de guérison et de réduire la durée des absences et les dépenses liées aux problèmes de santé.

La communication est primordiale

Une incapacité de travail représente toujours un défi pour les employeurs, les médecins traitants et les assurances sociales impliquées. Tandis que l’employeur souhaite recevoir des informations claires sur le retour au travail de la personne accidentée, le médecin traitant ne dispose souvent pas des connaissances nécessaires concernant le poste de travail du patient. Le Docteur Michel Matter, président de l’Association des médecins du canton de Genève, en est convaincu: «Une communication ciblée entre l’employeur et les médecins contribue à raccourcir la durée de l’absence». En effet, pour pouvoir procéder à une évaluation de la capacité de travail, le médecin doit connaître la situation concrète du poste de travail du patient, être informé des possibilités de réinsertion de l’employeur et savoir quels postes aménagés sont proposés par l’entreprise. Pour Natalia Weideli Bacci, directrice de l’Office Al du canton de Genève, la collaboration entre les médecins et les employeurs ainsi qu’une implication précoce de l’AI sont des aspects essentiels: «Favoriser la réinsertion plutôt que la rente, telle est la mission principale de l’assurance invalidité. Pour y parvenir, nous devons collaborer étroitement et dans un esprit constructif avec les employeurs, dès le début du processus». Patrick Garazi, directeur de l’agence Suva de Genève, souligne quant à lui que: «Les employeurs doivent pouvoir planifier leurs ressources alors que les personnes accidentées ont, elles, besoin d’une perspective professionnelle motivante, d’où cette nécessité de collaborer».

Une collaboration fondée sur des principes

Pour combler les lacunes d’information et garantir une communication optimale entre médecins, employeurs et assurances sociales, les partenaires genevois ont formulé ensemble des principes de base pour sceller leur volonté de collaboration. Ainsi, la convention permet aux employeurs da faire appel à un médecin-conseil pour obtenir un deuxième avis médical, s’ils le désirent. Un feuillet d’information précise les notions qui posent souvent problème dans la pratique: quelles informations doivent figurer sur un certificat d’incapacité de travail? Comment utiliser une capacité de travail restante? A quelles informations complémentaires, en plus de celles figurant sur le certificat d’incapacité de travail, l’employeur a-t-il droit ? «Avec nos signatures, nous exprimons tous notre volonté de respecter les principes élaborés dans le cadre de notre travail quotidien. Nous espérons éviter ainsi certains malentendus et parvenir, dans le cadre de notre partenariat, à réduire le nombre de jours d’absence», conclut Jean-Luc Favre, Président de l’Union des Associations patronales genevoises.

Communiqué de presse du 12 décembre 2017

L’Indépendance financière du médecin, garant de la qualité des soins (édito de La Lettre de l’AMGe de décembre 2017)

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L’évolution du monde de la santé de ces dernières années a pour cible, de manière plus ou moins frontale, l’indépendance financière des médecins

Alors que la LAMal avait déjà donné aux assureurs en 1996 les clés du contrôle de notre facturation, la mise en place en 2004 du Tarmed, tarif de plus en plus régi par le rationnement du temps accordé aux patients, a sonné le glas de la souplesse de nos prises en charge qu’imposerait pourtant tout rapport humain. Et les propositions parlementaires actuelles (budget global annuel imposé, fin de l’obligation de contracter, nouvelles moutures de réseau obligatoire, interdiction aux jeunes médecins de s’installer dans les deux ans qui suivent la fin de leur formation postgrade, etc.) vont toutes dans le sens d’une volonté manifeste de confiscation de notre liberté de travail. Nos «partenaires» ont bien compris les enjeux de cette mainmise sur notre pratique médicale et cherchent donc à limiter nos possibilités de choix, y compris thérapeutiques. Les assureurs voudraient que ne soient remboursés que les médecins (soit-disant) les meilleurs marchés. L’Etat voudrait contrôler nos salaires même dans les hôpitaux privés (Vaud) ou tente de mettre en place des DRG privés (forfaits par pathologie) pour les patients privés dans les hôpitaux publics (Genève). Certains groupes médicaux surveillent leurs membres et leur imposent, par exemple, les traitements applicables. Quant aux cliniques privées, elles tentent de salarier leurs médecins, pour ne citer que quelques exemples survenus récemment.

Sera-t-il alors encore possible de conserver un cabinet solitaire «à la grand papa»? Conséquence, entre autres, des manœuvres évoquées ci-dessus, ce modèle est battu en brèche et il semblerait (sous pression mise par les diktats de cette «grand messe»?) qu’une partie de la jeune génération n’en veut plus. Cette dernière ne doit cependant pas oublier que celui qui possède le contrôle financier a les cartes en main et qu’un salarié a beaucoup plus de peine à faire entendre sa voix et ce, dans tous les domaines de sa pratique professionnelle. Le médecin est et doit rester le défenseur de la santé du patient au moyen d’une médecine de qualité. Cette notion est actuellement galvaudée et chacun l’utilise et en abuse selon ses propres critères, en voulant se l’approprier pour imposer ses vues et ses intérêts. Si la définition et l’application de cette qualité devaient tomber sous l’égide exclusive d’un de nos «partenaires», les patients en seront gravement lésés.

Notre profession «libérale» est attaquée par ceux qui devraient la défendre, un comble! Garder notre indépendance financière reste le garant de notre liberté individuelle, mais surtout thérapeutique. La mise sous tutelle systématique des médecins suisses, y compris financière, voulue par toutes les dernières mesures politiques prises et prévues, ne conduira sûrement pas à l’amélioration de la qualité des soins et n’amènera probablement aucune diminution de la hausse des primes. Les autres «acteurs» du système de santé y trouveront par contre un bénéfice certain.

Dr Didier Châtelain
Dr Alain Lironi
Membres du Bureau de l’AMGe

Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques

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Du 13 au 19 novembre 2017 se déroulera la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, organisée à l’appel de l’OMS. Cette campagne a pour objectif de sensibiliser le public, les professionnels et les décideurs politiques à la résistance aux antibiotiques et les encourager à adopter de meilleures pratiques pour éviter sa progression.
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